L’étape du BAT ou du Bon à Tirer est loin d’être une étape banale. Car, c’est une étape dans la chaîne graphique qui équivaut au top départ de l’impression proprement dite. Il est donc de la plus haute importance pour le donneur d’ordre d’en vérifier chacun des aspects.

On verra lesquels. Or, malheureusement, il est tentant de n’y voir qu’une formalité qu’on peut déléguer ou, pire encore, une perte de temps. Par ailleurs, un BAT ne doit pas être confondu avec un brouillon.

Mieux vaut donc s’arranger pour que le maximum d’échanges entre graphiste et donneur d’ordre aient lieu avant cette étape déterminante.

 

Un BAT : qu’est-ce que c’est ?

Pour reprendre les termes de la définition d’un spécialiste : 

Un BAT ou Bon à Tirer est un terme technique utilisé en imprimerie pour qualifier l’épreuve contractuelle finale, validée par le client, avant que ne soit lancée l’impression des documents commandés. 

C’est donc la dernière opération avant impression et elle a valeur contractuelle. Autrement dit, une fois validée par le BAT signé, l’impression qui en résulte est forcément celle voulue par le client. On voit, d’emblée, tous les malentendus auxquels cela peut conduire, si cette phase est traitée avec légèreté.

 

Un BAT : qu'est-ce que c'est ?
Un BAT : qu’est-ce que c’est ?

 

Bon à tirer et brouillon 

Il est normal qu’il y ait de nombreux échanges entre graphiste et donneur d’ordre pour arriver à mettre au point le document voulu. On ne va pas inutilement alourdir le processus en faisant, de chaque dossier échangé, un BAT. Ce n’est donc que lorsqu’on pense en avoir fini, qu’on passe du stade brouillon à celui de BAT. Le BAT, c’est, en principe, le document final. Celui qui va être imprimé.

En principe. En effet, il reste encore possible d’y faire des modifications. Avant toute impression. Après, une fois validé, c’est trop tard.

 

Les points clefs du BAT

Un BAT se lit et se relit, soigneusement. Plusieurs fois et, même, à plusieurs. Les principaux points à checker sont les suivants : 

  • La mise en page. Est-elle bien conforme à celle qui a été discutée lors des nombreux échanges qui ont précédé la mise au point du document ou à celle supposée, à partir, par exemple, de modèles tout fait personnalisables ? Si oui, OK. Si non, on modifie.

 

  • Le texte. Est-il bien correct ? C’est là qu’il faut traquer les « coquilles », les fautes d’orthographe, les phrases mal tournées, etc. Même après plusieurs lectures, il arrive qu’on trouve encore des incorrections. Il faut se mettre ici dans la peau d’un relecteur-correcteur professionnel intransigeant.

 

  • La colorimétrie. C’est une des parties, les plus difficiles, du checking. On l’oublie trop souvent, mais les couleurs à l’écran ne sont pas celles de l’imprimé. Les unes sont en RVB, les autres en CMJN ou Pantone. 

 

  • Les visuels. Là, pas d’anamorphose qui tienne. C’est-à-dire de déformation voulue. En aucun cas, il n’a été question de donner une allure courbe ou excessivement penchée à telle ou telle partie d’une illustration. A revoir, donc. 

 

  • La police de caractères. Vous étiez sûr d’avoir demandé une police de caractère particulière pour une partie de votre texte. Mais, vous vous retrouvez avec la même police de caractères que pour tout le reste du texte. Le pire, c’est que, pour des raisons d’optique, vous avez failli ne pas le voir. A changer, bien sûr.

 

  • Les fonds perdus. Plus grave. Votre design ne respecte pas les zones de sécurité. A la sortie, si vous n’y prenez garde, c’est une pliure ou une découpe, mal positionnée, assurée. 

Bref, la relecture d’un BAT se doit d’être, non pas minutieuse, mais très minutieuse

 

Formalisme du BAT

Il n’y a pas de formalisme spécifique attaché à un bon à tirer. Par suite, pas de réglementation particulière. Et, il peut donc être, naturellement, numérique. Rappelons juste qu’en matière contractuelle, la preuve de ce qu’on avance peut être fournie par tous moyens légaux.

De fait, il correspond à une précaution prise par chacune des parties pour éviter tout litige potentiel lié à une éventuelle non-conformité entre une commande et son résultat.

 

Formule habituelle du bon à tirer

Ainsi, en apposant, sous la mention Bon à Tirer, sa signature avec la date, le donneur d’ordre signifie que l’exemple d’impression qui lui est fourni par l’imprimeur est conforme à ce qu’il souhaite et l’imprimeur qu’il va imprimer de la même façon tous les exemplaires du tirage commandé. C’est pourquoi on parle alors d’épreuve contractuelle. 

 

Formule habituelle du bon à tirer
Formule habituelle du bon à tirer

 

A bien noter : erreurs comprises, si elles n’ont pas été corrigées, avant la signature du BAT et sa transmission aux différentes parties. Mais à l’inverse, une erreur corrigée et validée par un bat, non prise en compte par l’impression définitive, engage la responsabilité de l’imprimeur.

 

Types de bon à tirer

On le voit, la signature d’un BAT s’avère, finalement, très contraignante. Elle l’est particulièrement quand il s’agit de colorimétrie. Pour être certaines d’être bien d’accord sur les couleurs de l’impression, les parties co-contractantes peuvent décider que le BAT prenne la forme d’un cromalin. Le cromalin est au BAT, ce que Frigidaire est au réfrigérateur.

C’est une marque déposée, en l’occurrence de la société DuPont de Nemours, passée dans le langage courant. Le cromalin commercialisé depuis 1972 est une épreuve en quadrichromie de très haute qualité. Elle est pratiquement incontournable pour toute impression en offset.

 

Types de bon à tirer
Types de bon à tirer

 

Cela dit, la mise au point d’une telle épreuve est coûteuse. C’est la raison pour laquelle un cromalin ne doit absolument pas être considéré comme un brouillon que l’on peut revoir autant de fois qu’on le souhaite. De sorte, également, qu’on comprend qu’on puisse se contenter d’une épreuve sur papier imprimée par une imprimante laser de qualité professionnelle.

Le rendu peut être moins bon que celui d’un cromalin, mais être, néanmoins, parfaitement satisfaisant suivant le niveau d’exigence retenu. En résumé, tout dépend de ce qu’on veut imprimer. Il est certain que ce niveau n’est pas le même suivant qu’on imprime un catalogue d’exposition ou une brochure de promotion commerciale. 

Ajoutons, pour finir, que les imprimeurs distinguent d’autres types de bons à tirer qui leur sont propres comme, par exemple, le bon à rouler qui correspond à un premier tirage limité du document et dont la vocation est de faire un dernier contrôle avant de lancer l’impression dans son ensemble.

 

Les deux options de PrintBasPrix

 

Adossée à un imprimeur professionnel installé en France depuis plus de 40 ans et disposant, de ce fait,  d’un plateau technique certifié, ultra-performant et servi par des techniciens hautement qualifiés, l’imprimerie en ligne PrintBasPrix propose, par exemple, deux options, l’une gratuite, l’autre payante. 

Le BAT gratuit 

Il correspond au choix de l’option « Vérification avant impression« . Celle-ci indique très précisément : 

Si vous faîtes le choix de la vérification des fichiers, vous aurez la possibilité de vérifier que nous avons correctement pris en charge vos fichiers. Nos équipes vous feront parvenir un « bon à tirer », après le passage de votre commande et avant l’impression. Nous attendrons votre validation avant impression.

 

Les deux options de PrintBasPrix
Les deux options de PrintBasPrix

 

Le BAT payant

En réalité, oui et non.  Car, il fait partie du package de l’option payante  » Je fais appel à vos graphistes pour la création de mon produit« . En cliquant sur cette option, vous cliquez sur une série de recommandations et d’instructions, vous concernant aussi bien que les graphistes, qui se termine par l’engagement suivant : 

Vous recevrez ensuite un bon à tirer pour valider la réalisation.

 

En résumé 

L’étape du bon à tirer, qu’il soit numérique, imprimé ou sous forme de cromalin, est une étape très importante de la chaîne graphique. C’est pourquoi, qu’il s’agisse de bon à tirer marketing, publicité ou autre, il doit être traité avec la plus grande attention. Plusieurs lectures ou relectures ne sont pas de trop. 

Même si son formalisme est libre, il n’en constitue pas moins une épreuve contractuelle qui exprime la volonté des parties co-contractantes. Celle-ci peut donc prendre plusieurs formes différentes, par exemple, numériques ou imprimées.

Suivant le niveau d’exigence retenu, il peut faire l’objet d’une tarification séparée. Notamment, quand il se traduit par la production d’un cromalin. Pour autant, pour des imprimeurs en ligne comme PrintBasPrix, le service peut être assuré gratuitement en cochant l’option correspondante. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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