C’est bientôt la rentrée. Vous avez désormais votre petite idée sur ce que va être votre marché. Vous avez su profiter de vos vacances, bien méritées, pour réfléchir aux actions à mener pour mieux connaître, comprendre et accompagner vos clients dans des stratégies de business. Vous êtes désormais prêt à faire du top business.

Et, pour cela, aucun doute à avoir, il vous faut préparer votre catalogue de la saison à venir. Oui, mais, comment allez-vous vous y prendre pour avoir exactement ce que vous voulez ? Là aussi, une certitude.

Il faut commencer par un « chemin de fer « . Dans ce qui suit, on vous dit ce que c’est, quelles étapes suivre et à quelles spécificités faire attention.

 

Définition du chemin de fer pour catalogue

Le chemin de fer pour catalogue, qu’est-ce que c’est ?

Quand on se lance dans un chemin de fer pour catalogue commercial, ça ne veut, évidemment, pas dire qu’on ait besoin de se précipiter à la gare la plus proche pour observer comment les choses s’y passent. Quoique ! Dans une gare, il y a des trains. Et un train, c’est une locomotive et des wagons. Or, un chemin de fer pour catalogue, ce n’est rien d’autre qu’une succession de vignettes, avec une locomotive, la page de couverture, et un wagon de queue, la page de dos.

Autrement dit, un chemin de fer, c’est ce qui permet de visualiser l’ensemble des pages qui vont constituer un catalogue. En général, on se sert de feuillets de dimension A4 . De préférence, on les utilise en format paysage. Sur ce feuillet, on positionne des rectangles liés deux à deux.

On indique sur chacun ce qu’on va y mettre et ils correspondent aux pages qui vont se trouver en vis-à-vis. Chaque rectangle est numéroté en fonction de la page qu’il représente et on en remplit autant de feuillets A4 que nécessaire.

 

 une succession de vignettes
une succession de vignettes

 

Voilà, c’est ça un chemin de fer pour catalogue, une façon succincte de voir concrètement à quoi va ressembler le catalogue. Bref, c’est une maquette.

 

Modele réduit d'141 R "locomotive à vapeur à l'échelle du 1/11ème", réalisée par Monsieur Didailler, 94 ans ancien roulant. Visible à Vierzon au musée Laumônier de la locomotive à vapeur.

 

Et, comme le dit si bien une habituée du chemin de fer pour catalogue : 

L’idée est de gribouiller, sur le chemin de fer, le contenu de chaque page, qu’on représente via des mots-clés et, le cas échéant, également, via de petits dessins.

 

Le chemin de fer pour catalogue, à quoi ça sert ?

La rédaction d’un magazine ne peut pas se passer de faire un chemin de fer pour donner de la cohérence à son numéro. Pour être certaine de son coup, elle l’expose d’ailleurs sur le « wall », en utilisant, par exemple, une kyrielle de post-it et le fait évoluer autant que de besoin en fonction de l’actualité. Mais, qu’en est-il pour un catalogue ? C’est un peu différent. Pour une raison simple.

C’est que la réalisation d’un catalogue ne suit pas l’actualité au jour le jour ou heure par heure. En fait, un chemin de fer pour catalogue, ça sert, principalement, à gagner du temps dans la mise au point du catalogue, à s’assurer du meilleur rendu possible pour les photos et les illustrations, et … à préparer les équipes commerciales à la promotion de l’offre de l’entreprise.

 

Les étapes du chemin de fer pour catalogue

Étape 1 :

Pour faire un chemin de fer pour catalogue, on commence par préparer les feuillets A4 nécessaires. leur nombre est, bien sûr, fonction du nombre de pages prévus par le catalogue. A noter que ce nombre est forcément un multiple de 4. Tout simplement pour répondre aux impératifs de l’impression. Par ailleurs, le nombre de pages peut varier, en plus ou en moins, en fonction de l’avancement du projet. Il faut donc prévoir les choses en conséquence.

 

Étape 2 :

Une fois qu’on a les cases, il faut les remplir. Comme il y a de fortes chances qu’on change d’avis plusieurs fois en cours de route, il faut s’armer de patience, d’un bon crayon papier et d’une gomme. Si possible, on évite les indications illisibles.

Autrement dit, pas  d’écriture « médicale », ni de signes étranges ou cabalistiques.  Ne pas oublier qu’un chemin de fer est forcément vu par toute une équipe. Personne n’a envie de perdre son temps dans d’inutiles et agaçantes opérations de déchiffrage.

 

Et les logiciels, alors ? Oui, c’est vrai, il y a des logiciels fait exprès pour, comme, par exemple, CS Studio ou Flipsnack. Et, tiens, sans même, avoir recours à ceux-là, on peut aussi se servir, si on en a l’habitude, de Indesign, ou encore, de ces bons vieux Word et Excel. Là, tout le monde sait s’en servir. Pourquoi donc s’embarrasser de feuillets A4, d’une gomme et d’un crayon papier ?

 

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il faut s’armer de patience, d’un bon crayon papier et d’une gomme

 

Seulement voilà, ce qu’on gagne en clarté et en facilité, on le perd en créativité. Un coup de crayon, accompagné d’une gomme, est souvent plus génial, dans l’instant, que l’ouverture laborieuse d’un fichier et la recherche de touches sur un clavier. Ou encore, que l’adaptation d’un projet à un modèle préexistant.

De fait, le choix de la méthode va dépendre, principalement, de la nature du catalogue et de ce qu’on en attend.

 

Étape 3 :

C’est l’étape clé. C’est celle de la validation. Après de longues discussions, beaucoup de ratures, de relectures et de corrections, il faut bien se décider à aller de l’avant. C’est la dernière étape.

Celle où tous les participants à la conception du catalogue, y compris les lecteurs Bêta, donnent leur OK et passent la main aux infographistes, professionnels ou improvisés. A eux, désormais, de mettre en forme le scénario écrit par les concepteurs et de réaliser les fichiers destinés à l’imprimeur.

Plus ce scénario est précis, plus le rendu est, naturellement, exact. Moins, il l’est, et plus le travail des infographistes va s’alourdir. Avec les conséquences qu’on peut imaginer, en termes de coûts et de re-création.

 

Spécificités du chemin de fer selon la nature du catalogue

Bon, maintenant, on a une idée de ce que c’est qu’un chemin de fer pour catalogue et de comment on le fait. Mais, est-ce qu’on fait un même chemin de fer quel que soit le catalogue ? A priori, oui.

La méthode reste la même. Cependant, on s’en doute, si sur le fond la méthode est la même, il y a quand même quelques différences suivant la nature du catalogue. Notamment, dans l’objet des vignettes.

 

Chemin de fer du catalogue produits

Il doit comprendre nécessairement des pages réservées à :

  • La présentation de l’entreprise.
  • Une table des matières.
  • Un index.
  • Au bon de commande.
  • Aux conditions générales de vente.

Pour ce qui est de l’ordre de classement, il convient de s’imaginer à la place du client-lecteur et de faire en sorte de lui faciliter sa recherche. Le classement des produits proprement dit peut se faire par ordre alphabétique ou par types de produits. On peut d’ailleurs mixer les deux modes de classement. Tout va largement dépendre du nombre de références à répertorier.

 

Chemin de fer du catalogue service

En principe, le chemin de fer pour un catalogue service est plus simple que celui que l’on fait pour un catalogue produits. On y retrouve, principalement, :

  • La présentation de l’entreprise.
  • Une table des matières.
  • Une fiche contact.

 

un plus grand soin doit être apporté au "story telling"
un plus grand soin doit être apporté au « story telling »

 

Cependant, un plus grand soin doit être apporté au « story telling« . C’est-à-dire, à la mise en scène des services proposés. En effet, le manque de matérialité des services doit être compensé par des mises en situation accompagnées de récits ad hoc.

Quoiqu’il en soit, le principe déterminant est toujours de savoir se mettre à la place du client-lecteur et d’imaginer son parcours d’achat.

 

Chemin de fer du catalogue évènement

Là aussi, on retrouve les vignettes de base propres à tout chemin de fer pour catalogue. Sauf que. Sauf qu’un chemin de fer pour catalogue événementiel est largement tributaire de l’évènement qui, naturellement, ne dure pas. Il y a deux grandes manières de le concevoir. Soit il sert à la composition d’un catalogue basique, soit il sert à la composition d’un catalogue de prestige.

Dans le premier cas, la logique est essentiellement informationnelle. Et l’ordre des vignettes doit reproduire l’ordre du questionnement naturel, autrement dit, c’est :

  • Qui.
  • Quoi.
  • Où.
  • Quand.
  • Comment.

Dans le second cas, le questionnement est le même. Mais, grande différence, le catalogue est appelé à être conservé, une fois l’évènement passé. Le chemin de fer doit donc refléter cette finalité.

Notamment, par le nombre de pages, la qualité des illustrations et des textes. C’est ce qui fait qu’il peut devenir un ouvrage de référence, comme on le voit avec certains catalogues d’exposition.

 

En résumé :

Le chemin de fer pour catalogue est un outil irremplaçable pour réussir un catalogue. Quel qu’il soit. On peut le faire, de manière traditionnelle, avec un crayon papier et une gomme, ou avec l’aide d’un logiciel.

Cependant, pour faire aboutir le projet de catalogue dans de bonnes conditions, mieux vaut en respecter les trois étapes fondamentales. Cela dit, si tous les chemins de fer pour catalogue ont un air de famille, ils ne se ressemblent pas vraiment, selon la nature du catalogue.

La conception et la réalisation d’un chemin de fer pour catalogue se révèle donc un acte très technique qui va impliquer beaucoup de personnes. Par conséquent, il est particulièrement judicieux de se faire accompagner par des graphistes professionnels qui sauront faire la part des choses pour garantir une cohérence indispensable entre documents et supports médias. Entres autres ! De plus lors de l’impression de votre catalogue, vous n’aurez pas de mauvaises surprises 🙂

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