Le mot a de quoi surprendre un néophyte. Il y a de fortes chances pour qu’il lui fasse d’abord penser au montant de ses impôts. S’il a la fibre religieuse, il va peut-être même penser aussi à un geste sacré avec les mains.

Il ne va donc pas imaginer, d’emblée, qu’il s’agit également d’une opération spécifique à l’imprimerie.  Pour être exact, le Littré lui donne, en outre, deux autres utilisations. Selon cette référence académique incontournable, l’imposition peut correspondre au fait de nommer une figure géométrique.

Elle peut correspondre, en plus, à l’injonction, faite à quelqu’un, de faire quelque chose. Dans l’imposition en imprimerie, on retrouve finalement un peu de chacune de ces définitions. 

 

imposition pour imprimerie
Contrôle de l’impression

 

Quoiqu’il en soit, l’imposition en imprimerie est une opération doublement précise. C’est, en effet, une opération de prépresse ou de préimpression et une opération qui nécessite beaucoup d’attention.

L’imposition en imprimerie demande beaucoup de précision

Elle précède donc l’impression proprement dite. Elle consiste à réserver, autrement dit, à imposer, sur le recto et le verso de chaque feuille, destinée à l’impression, l’emplacement exact des pages du livre à imprimer.

Le nombre d’emplacements dépend du nombre de pages par cahier. On obtient ce nombre, après pliage de la feuille, une fois celle-ci imprimée. Si le cahier comporte 16 pages dans une impression in-octavo, il faut réserver 8 emplacements par côté de feuille. Ces emplacements sont tels qu’ils s’ajustent exactement à la numérotation des pages et à la page de titre.

 

 

Impression In octavo
Imposition pour format in-octavo, format à la française

 

De ce fait, c’est une opération qui justifie l’emploi d’un logiciel spécialisé. Cela dit, on distingue trois types d’imposition en imprimerie, suivant la façon dont les feuilles sont retournées pour être imprimées sur les jeux de plaques. Le choix entre chacun de ces types dépend, notamment, de la reliure choisie pour le livre au moment de son façonnage.

L’imposition est dite « côté-côté », si le verso est imprimé en premier sur un jeu de plaques, puis la feuille retournée pour que le recto soit imprimé sur un second jeu de plaques. C’est la méthode la plus classique.

Deux autres méthodes existent : l’imposition en retiration in-8 et l’imposition en retiration in-12. Elles n’impliquent qu’un jeu de plaques et les feuilles à imprimer sont retournées, dans le premier cas, de gauche à droite, et dans le second, de haut en bas.

Il faut bien avoir conscience, enfin, qu’à l’origine de l’imposition en imprimerie, il y a le souci bien légitime des imprimeurs de perdre le moins de papier possible.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *