Faire le choix d’un bon papier n’est finalement pas si simple, dès lors que l’on commence à réfléchir au rendu que l’on souhaite obtenir pour ce qu’on a à imprimer. On n’est plus là à essayer de trouver le papier qui coûtera le moins cher, tout en permettant une impression convenable. Non, on recherche plutôt celui qui fera la meilleure impression au meilleur coût.

Ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Des papiers, il y en a de toutes sortes. Et on comprend bien que ce large éventail n’existe que parce qu’il s’agit de répondre à des besoins d’impression extrêmement variés.

D’évidence, et entres autres, le papier dont on se sert pour imprimer des étiquettes qui vont être collées sur des emballages humides n’est pas le même que celui qu’on utilise pour imprimer les pages d’un roman ou d’un magazine. Mais, pour faire simple, restons-en aux propriétés respectives du papier mat et du papier brillant.

 

Papier mat ou brillant, c’est un papier couché

Cela donne déjà une grosse indication sur ce qu’on peut faire ou ne pas faire avec le choix d’un papier mat ou brillant. Un papier couché, c’est un papier qui a été apprêté en recevant plusieurs couches de produits, d’où le mot couché, pour rendre la surface du papier bien lisse et de belle qualité

Ce n’est pourtant pas tout à fait exact, car le papier dit offset, celui qu’on utilise, par exemple, pour les magazines est un papier non couché. Mais, quoiqu’il en soit, quand même un peu apprêté, puisqu’il est amidonné. 

Bref, le papier qu’on utilise pour avoir une impression mate ou brillante est un papier couché ou amidonné, autrement dit, dans ce dernier cas, offset. Il complète ces autres papiers qu’on trouve aussi dans l’édition, comme, par exemple, le papier bouffant, sur lequel près de 95 % des romans sont imprimés, ou le très fin papier bible, qu’on utilise pour imprimer des œuvres complètes en un seul volume. 

Du fait de son mode de fabrication, le papier mat ou brillant est donc réservé à des usages spécifiques. Lesquels se déclinent suivant la nature du rendu souhaité. 

 

Poster, mat ou brillant ?

Le poster est une des utilisations fréquentes du papier couché mat ou brillant. Première question à se poser, le poster est-il en couleur ou noir et blanc ? S’il est en couleur, mieux vaut éviter un papier mat qui a tendance à éteindre les couleurs. Mais, sans aller jusqu’au papier brillant qui peut être difficile à préserver des traces de doigts, compte tenu de la taille habituelle d’un poster, on peut se rabattre sur un papier satiné qui se situe entre les deux. 

 

Poster brillant
Poster brillant

 

Si le poster est en noir et blanc, là, le papier mat est sans aucun doute préférable.

Par ailleurs, à noter qu’à plus forte raison, compte tenu de sa taille, il est conseillé de veiller à ce que les photos imprimées sur le poster aient une DPI supérieure à 300 et, bien évidemment, que leur calorimétrie soit en CMJN. Celle des imprimeurs professionnels. Pas celle des écrans d’ordinateur.

 

Papier mat ou brillant pour photo

Les mêmes considérations vues plus haut pour le poster s’appliquent à l’impression d’une photographie. Toutefois, avec ceci de particulier, qu’une photo étant, en général, d’une dimension plus réduite qu’un poster, le choix entre un papier mat et un papier brillant y est encore plus déterminant.

En effet, une photo passe facilement de mains en mains. Ce qui n’est pas le cas, bien sûr, d’un poster. Imprimée sur papier brillant, elle est donc plus sujette qu’un poster aux traces de doigts. Par ailleurs, pour la même raison, il est souhaitable d’adopter pour le papier, mat ou brillant, un grammage relativement élevé

 

Papier mat

Si on doit résumer les avantages et les inconvénients du papier mat, on peut dire, côté avantages, qu’il donne plus de profondeur et de contraste à ce qui est imprimé, qu’il est plus résistant au jaunissement lié à la luminosité et qu’il élimine quasiment tous les reflets induits par la lumière. 

Côté inconvénient, ce n’est pas le meilleur choix, si on veut donner du peps à l’impression. 

 

Papier mat_ Pop Art
Papier mat. Pop Art

 

Il rend plutôt bien dans les ouvrages d’art ou de prestige. Ceux qu’on réserve, par exemple, aux expositions de peinture. Réserve faite, peut-être, de celles consacrées au pop art. Toutefois, il est recommandé de retenir également un grammage d’au moins 115 gr.

 

Papier brillant

Le papier brillant renforce les couleurs, en particulier, le difficile indigo, avec un effet glacé. C’est plutôt bien quand on veut donner une impression de qualité, de vitesse et de vitalité. Cela dit, le papier brillant a aussi quelques inconvénients. Il s’accompagne de reflets et il a tendance à concentrer les traces de doigts. De plus, il ne facilite guère la prise de notes. 

En général, on l’utilise pour imprimer des dépliants, des catalogues ou des magazines. Dans ce cas, on peut avoir recours au papier offset qui peut être plus économique, puisqu’il nécessite moins d’apprêt. A noter que le grammage pour de telles publications est la plupart du temps de l’ordre de 135 gr. 

 

Rappels ou conseils utiles pour le choix d’un papier

 

Quel papier photo pour un tirage Noir et blanc ?

C’est la question que tout amateur de belles photos, surtout en noir et blanc, ou encore en sépia ou couleur sable, se pose au moment du tirage de ses photos. Pas simple de s’y retrouver. Surtout quand on veut tout gérer soi-même. Disons quand même qu’il y a deux catégories de situation. La professionnelle ou quasi professionnelle et l’occasionnelle. 

 

Papier fine art

En situation professionnelle ou quasi professionnelle, le choix d’un papier fine art s’impose. Mat ou brillant, c’est un papier de très haute qualité dont les fibres sont constituées à 100 % de coton. Pour le choisir, tout est question d’affinité et d’œil humain. Car, cela va dépendre de sa « main », autrement dit, de sa rigidité, de son toucher, de sa tonalité et de sa longévité. 

 

En situation professionnelle ou quasi professionnelle, le choix d'un papier fine art s'impose
En situation professionnelle ou quasi professionnelle, le choix d’un papier fine art s’impose

 

Quant au choix entre le mat et le brillant, ou le satiné, mêmes remarques que précédemment. Mais, à noter que le brillant est à proscrire si la photo doit ensuite être mise sous verre et, quoi qu’il en soit, que le grammage doit être d’au moins 310 gr.

Côté marques de papier, une s’impose. Elle est originaire d’Allemagne. C’est Hannemülhe. Mais, d’autres marques se distinguent dans ce domaine, comme, par exemple, Canson.

 

Papier baryté ou rag

Si on imprime occasionnellement des photos en noir et blanc, il n’est pas nécessaire de faire le choix d’un papier fine art. Mais, si on veut obtenir de bons résultats, il faut quand même utiliser du papier de qualité. Là, le choix est à faire entre un papier baryté ou de type rag.

Le premier a un rendu proche des tirages argentiques d’autrefois. Le rendu du second est, lui, beaucoup plus graphique et fait mieux ressortir les perspectives. On peut s’y essayer à bon compte avec, notamment, le Canson Infinity Rag Photographique

 

Imprimante jet d’encre

Le papier photo s’est adapté et est devenu numérique. Mais, une chose est certaine, les meilleures impressions sur papier photo numérique se font à l’aide d’imprimantes à jet d’encre. Fort heureusement, on en trouve à tous les prix.

Mais, si on veut quelque chose de pro et que le prix n’est pas un obstacle, la Canon Pixma Pro 10s, n’est pas mal. Sinon, pourquoi ne pas tout simplement prendre contact avec un imprimeur professionnel bien équipé pour voir ce qu’il a à proposer dans ce domaine ?

 

C’est quoi un poster laminé ?

Attention, il ne faut pas confondre poster mat ou brillant avec, par exemple, poster laminé mat ou brillant. Pourquoi ? Parce que la lamination est, en réalité, un pelliculage et, à ce titre, fait partie des nombreuses finitions  avec, notamment, les vernis, les laques, qui valorisent un imprimé.

Quel que soit le support, textile à suspendre à un mât, par exemple, ou encore aluminium ou carton. En général, la lamination, pour laquelle on distingue la lamination à froid et la lamination à chaud, a un double objectif : protéger le document laminé, en augmentant sa résistance, et valoriser son aspect. Bref, on met un film plastique sur le document.

De cette façon, il est facile à nettoyer, entre autres, au pinceau avec de la térébenthine ou avec de l’eau. 

 

Qu’est-ce que c’est que le DPI ?

On ne le répètera jamais assez, mais la qualité du rendu des photos, une fois imprimées, dépend de leur DPI. C’est-à-dire de leur résolution. Quelle que soit la qualité du papier, on ne peut pas s’attendre à quelque chose de fantastique, si le fichier de la photo n’a pas assez de Dots Per Inch (DPI).

En tout cas, dans la taille voulue. Une chose est sûre, le nombre de DPI minimum pour une photo imprimée est au moins de 300 et de 400, si on veut une impression de très grande qualité. 

 

 

DPI
DPI

 

 

En résumé

 

Le choix d’un papier n’est pas une mince affaire. Heureusement, la plupart du temps, le papier usuel, le 80 gr des imprimantes de bureau, suffit à tout. Mais, dès que l’on veut une impression particulière, avec un beau rendu, la question du choix s’impose. A commencer par celle de savoir si on veut une impression mate, satinée ou brillante. 

Mais, ce n’est pas tout. On le voit bien avec, par exemple, l’impression de photos en noir et blanc. Outre les particularités propres au rendu du noir et blanc, différentes de celles de la couleur, s’y ajoutent celles du papier photographique utilisé.

Un papier fine art ne crée pas les mêmes effets qu’un papier photographique plus ordinaire. Par ailleurs, il est non moins certain que le matériel utilisé, soit pour prendre la photo, soit pour l’imprimer, a une incidence sur le rendu. 

Enfin, malgré tous ses avantages, il ne faut pas attendre de la lamination les mêmes effets que ceux du papier, mat ou brillant, non laminé. Les buts sont différents.

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