A force de voir des kakemonos partout, on se dit parfois qu’ils sont dépassés et que mieux vaut distribuer des goodies. Au moins, les prospects et les consommateurs gardent quelque chose de vous. Et s’ils sont bien faits, ils peuvent les garder très longtemps.

De vrais cookies, ces goodies ! Ce qu’on ne peut pas imaginer avec un kakemono. Ni même avec ses cousins, le roll-up ou le totem.

Oui, mais, voilà. Les kakemonos ont une finalité qu’eux-seuls peuvent remplir. C’est pourquoi, d’ailleurs, on les confond tous.

Non seulement, ils sont les seuls, mais en plus, ils peuvent le faire de multiples façons. De fait, on a encore bien besoin des kakemonos. Alors, si on en revenait aux sources, à leur origine, pour leur redonner vie et créer la surprise ?

Commençons par savoir de quoi on parle au juste. 

 

Question de définition : Kakemono, roll-up ou totem ? 

Tout le monde sait de quoi on parle quand utilise l’un de ces trois termes. Du moins croit savoir. Raison pour laquelle on les confond.

Un kakemono est un roll-up, un totem est un kakemono, un roll-up est donc un totem. Là, ça coince. Car, on a la vague impression qu’un totem ne peut pas être un roll-up.

Bref, si on dispose de trois mots pour décrire une réalité, c’est que cette réalité peut avoir plusieurs apparences. En l’occurrence, au moins trois. 

 

Kakemono

 

Le kakemono

L’origine du kakemono est ancienne et comme le signale son étymologie, il nous vient d’Asie et plus précisément du Japon. Qu’est-ce que qu’un kakemono, là-bas ? Tout simplement, un rouleau suspendu entre deux baguettes de bambou.

Et suivant ce qu’on a à y dire, ils sont dit « Shin », pour les plus nobles, « Gyo », pour les standards, ou « So », pour…hum…là, ce n’est pas terrible. Du moins « étaient dit », car aujourd’hui, la vocation première du kakemono est commerciale. Mais, retenons cette idée de classification et le mode d’emploi du kakemono « made in Japan ».

 

Le roll-up

Son origine est beaucoup plus récente et comme son étymologie le laisse entendre, elle est anglo-saxonne. On a toujours affaire à un rouleau, mais ici, au lieu d’être suspendu, le rouleau est tiré « vers le haut ». On peut dire certes la même chose du kakemono, sauf que pour ce dernier, on insiste sur son mode d »emploi.

Quant à la bâche du roll-up, une fois tirée ou déroulée, elle est, elle aussi, suspendue. C’est bien pourquoi, dans la plupart des cas, on les confond. Cependant, ceux qui doivent les installer, eux, ne s’y trompent pas.

kakemono roll up

Car, le roll-up est pratiquement toujours accompagné d’un mat amovible. Ce qui n’est pas le cas d’un kakemono. Gardons aussi présent à l’esprit cette différence fondamentale.

 

Le totem

Il fait inévitablement penser aux cow-boys et aux indiens. A juste titre. Et, on peut le définir laborieusement comme :

Un objet rituel, présent dans différentes sociétés traditionnelles dans le monde, qui peut servir comme emblème d’un groupe de personnes, comme une famille, un clan ou une tribu.

 

Totem
Totem

 

 

De ce fait, un totem n’a pas vraiment la forme d’un kakemono ou d’un roll-up. D’où, là encore, d’évidents problèmes d’installation, suffisants pour ne pas le confondre avec ses deux autres acolytes.

 

Entre kakemono, roll-up et totem, lequel choisir ?

Finalité du kakemono

D’emblée, le choix n’est pas facile. Pour une raison, simple, pour le coup, c’est qu’a priori, kakemono, roll-up et totem servent exactement à la même chose : se faire remarquer sur un emplacement. Un mot donc sur la finalité du genre « kakemono ».

Nous utilisons, ici, le mot « kakemono » pour parler de tous les types de kakemono. Quels qu’ils soient : kakemono proprement dit, roll-up ou totem. Lesquels forment ainsi un genre, le genre « kakemono ». Ce qui parait normal, dès lors que c’est le type le plus ancien. 

 

Clairement, la finalité d’un kakemono, en général, est de marquer un emplacement. Les choses se corsent quand il s’agit de déterminer la manière dont cet emplacement va être marqué. Et, par suite, avant de choisir la forme que va prendre le kakemono, il convient de réfléchir soigneusement à la nature de l’emplacement et à ce qu’on veut y signaler.

Les éléments de cette réflexion correspondent à autant de critères de choix. 

 

Critères de choix pour choisir son kakemono 

Le premier critère de choix est bien celui de l’emplacement. D’évidence, un kakémono, à l’extérieur et sur un vaste emplacement, ne peut pas être le même qu’un kakémono, à l’intérieur et sur un petit emplacement.

  • Emplacement à l’extérieur

A l’extérieur, le kakémono joue le rôle d’une balise. C’est pourquoi le totem qu’on aperçoit de loin, qui marque un territoire ou qui agit comme un pignon, à la manière des tribus anciennes, est le plus approprié. Cela dit, on peut aussi opter pour un kakémono, proprement dit, en taille XXXL pour habiller un échafaudage de chantier, par exemple. Le choix des matériaux est libre.

 

Emplacement à l'extérieur
Emplacement à l’extérieur

 

Notons toutefois qu’il peut donner lieu à beaucoup de fantaisie. Un totem, par exemple, n’est pas forcément en « dur ».

Ce peut être une structure gonflable, pointant à près de 20 mètres de haut et gonflée par de l’air chaud qui l’agite en permanence. Immanquable pour qui passe à proximité. Bien sûr, il faut lui associer d’autres éléments de communication pour transformer l’attention en visite.

Et on peut, aussi, baliser un chemin d’accès à un évènement avec toute une série de bannières fixées sur les mats supportant les lampadaires.

  • Emplacement à l’intérieur

A l’intérieur, le kakémono est un véritable caméléon.  Il y est de taille respectable, mais sans plus. Tout dépend des lieux. On peut en distinguer trois.

Le plus fréquent, le stand dans un salon professionnel. Là, le roll-up s’impose. Dans sa dimension standard, 85 cm x 200, et avec son mat amovible.  Mais, on peut aussi suspendre un kakemono au-dessus du stand, si sa taille s’y prête. Comme, par exemple, un  gros cube de 4 kakemonos, bien visible de partout. 

 

Emplacement à l'intérieur
Emplacement à l’intérieur

 

Egalement très fréquent, le kakémono de supermarché. Bref, en PLV, c’est-à-dire en publicité sur le lieu de vente.  Il s’affiche sur les vitrines, s’annonce au-dessus des allées principales ou en tête de gondole. Bien évidemment, les supermarchés ne sont pas les seuls à l’utiliser. De fait, il est un des supports de communication privilégié de tous les commerces de détails. 

Moins fréquent, mais de plus en plus mis à contribution, le kakémono de bureau. On ne le trouve pas loin du comptoir d’accueil ou dans une salle d’attente. Il est là un peu comme un drapeau. Et si on veut faire preuve d’imagination, un roll-up miniaturisé est du plus bel effet sur une table basse ou une étagère de bibliothèque. Comme celui des petits drapeaux, trônant au milieu d’une table de conférence, qui rappellent les nationalités des différents participants. 

La nature du message, c’est l’autre critère choix, incontournable, à envisager avant de choisir son kakémono. Qu’est-ce qu’on va y mettre comme message ? Tout dépend, cette fois, de la situation ou des circonstances. Autrement dit, du contexte.

 

  • Message promotionnel

Commençons par le plus simple. Si le message est essentiellement promotionnel et à durée limitée, il est certain que le kakemono le plus approprié est le kakemono de supermarché. On ne change pas ce qui marche. Le message y est simple et sans fioritures :

Tous les jours, entre 11 h et 13 h, moins 30 % sur tous les produits bio, avec un point rouge

Inutile d’en dire plus. Un kakemono placardé sur la vitrine du point de vente suffit à susciter le trafic.

 

  • Message évènementiel

Autre circonstance phare, la participation à un évènement du type salon, foire-exposition ou évènementiel. Là, le message est un peu plus compliqué. Le kakemono de supermarché va y apparaître un peu frustre et le totem un peu vide. Place donc au roll-up et à ses messages très étudiés. Ils sont de deux sortes. Soit, ils sont entrés sur la marque ou l’évènement, soit ils sont centrés sur un produit ou une gamme de produits en particulier.

Dans le premier cas, le message est plutôt d’ordre décoratif ou visuel. Et, on va se servir principalement du logo de la marque ou d’une image typique de l’évènement annoncé. Dans le second, qu’on peut appeler roll-up à message, le design est beaucoup plus délicat à construire. C’est là qu’il est utile de se remémorer quelques règles de base à suivre pour réussir son kakémono. 

 

Les règles à suivre pour réussir son kakemono

Ce règles s’appliquent, bien sûr, à tous les kakémonos, mais principalement aux roll-up et surtout, comme on vient de le voir, aux roll-up à message

 

Première chose à considérer : écrire pour être lu

D’une manière générale, il faut écrire en fonction de la manière dont on va être lu et non pas en fonction de la manière dont on lit son propre texte. Pour faire simple, on lit quasiment mot à mot le texte qu’on écrit soi-même. Rien ne peut nous échapper. On y passe du temps.  On met le thème de ce qu’on écrit en premier, puis on déroule les propos qui l’illustrent. Jusqu’en bas de la page.

 

Catalogue d'exposition Wave
Catalogue d’exposition Wave

 

On s’en doute, ça ne se passe pas comme ça avec un lecteur pressé. Ce qui est le cas de tous les prospects. Dans ce cas, la lecture commence à hauteur du regard, puis monte, en haut à droite, et enfin, chute brusquement, tout en bas.

Le tout en un clin d’œil. Par conséquent, il faut adapter, à ce mode de lecture, la disposition de son texte sur le roll-up à message. Lequel, de ce fait, a une mise page bien différente de celle d’une page de roman. Et, naturellement, plutôt celle d’un document publicitaire.

 

Autre chose importante : hiérarchiser ses informations. 

Toutes les informations ne se valent pas. Il faut donc les hiérarchiser. Les plus importantes, en premier, les autres, après. Par conséquent, les plus importantes doivent se trouver là où le lecteur pressé va les voir en premier. Autrement dit, au niveau du regard.

Un mot sur le logo. A lui seul, s’il a été bien conçu, il dit beaucoup de choses. Mais, ce qu’il dit est de l’ordre du général. Un peu comme un bruit de fond. Il vient en quelque sorte appuyer l’information principale. C’est pourquoi, sa place privilégiée est, en haut et à droite, du supporte de communication. A noter qu’à défaut de logo, on peut toujours utiliser une mascotte.

 

Derniers éléments à prendre en compte : être lisible

Outre la mise en page qu’on vient d’évoquer, sur le fond, elle dépend, pour ce qui est de la forme, de trois éléments : la typographie, les couleurs et les illustrations.

 

Choisir une typographie lisible

En général, côté typographie, autrement dit, côté police d’écriture ou police de caractères, soit on en revient à la police, dont on a l’habitude, souvent Helvetia, Arial, Calibri ou Times univers, soit, pour l’occasion, on cherche une police de caractères originale, que de surcroît, on va mélanger à d’autres. Inutile de dire, que quel que soit le choix finalement retenu, ni l’une, ni l’autre de ces options ne sont franchement souhaitables. Surtout, la deuxième.

C’est là que l’aide d’un graphiste professionnel peut être très utile. Ce qu’il faut retenir, c’est que le choix d’une typographie n’est absolument pas neutre.  Comme, d’ailleurs, les deux autres éléments de lisibilité à prendre en compte : Les couleurs et les illustrations.

 

Les couleurs d’un roll-up à message

Chacune des couleurs, primaire ou secondaire, a une signification traditionnelle. Par exemple, le bleu qu’on trouve beaucoup dans les logos ou les documents publicitaires est une couleur traditionnellement utilisée pour illustrer la concorde et la paix. Raison pour laquelle la couleur bleue a été, notamment, choisie pour les casques des forces d’interposition de l’ONU. 

Le choix d’une couleur a donc un sens à ne surtout pas négliger, car il agit souvent de manière inconsciente. Mais, ce n’est pas tout. Il faut également veiller à ne pas brouiller le message avec, par exemple, un assemblage d’un trop grand nombre de couleurs.

Dans ce cas, l’excès de sens finit par n’avoir plus aucun sens.

 

hiérarchiser ses informations. 
Hiérarchiser ses informations.

 

Photos et illustrations sur la bâche d’un roll-up

Comme on ne choisit pas n’importe quelle couleur, on ne choisit pas n’importe quelle photo ou illustration à mettre sur un roll-up. Même si on y tient beaucoup. Naturellement, il va de soi que sa qualité doit être irréprochable.

Autrement dit, qu’elle a été prise de telle façon qu’elle puisse afficher un nombre de DPI suffisant. Ce qui exclut, d’emblée, les photos ou les illustrations résultant d’une capture d’écran sur un site web, par exemple. 

Par ailleurs, l’emploi de photos et d’illustrations pose, inévitablement, un problème de mise en page. D’évidence, il convient de privilégier le format portrait plutôt que le format paysage. Ensuite, tout dépend du sens de l’image.

Est-il explicite ? Dans ce cas, l’image se passe de commentaire. Ou est-il implicite ? Dans ce cas, un commentaire est nécessaire. Encore une fois, on voit bien que, suivant la complexité de la conception du message à transmettre, le recours à un graphiste professionnel peut se révéler indispensable.  

 

En réponse à la question titre :

Oui, le kakemono est indémodable ou irremplaçable. Principalement, parce que, comme un caméléon, il peut prendre beaucoup de formes : kakemono, proprement dit, roll-up, miniaturisé ou de grande taille, totem ou bannière, entre autres. Le choix entre l’une ou l’autre de ces formes, qui peuvent, d’ailleurs, recourir à toutes sortes de matériaux, va dépendre du contexte de leur emploi.

S’agit-il, par exemple, d’un emploi dans le cadre éphémère d’un salon professionnel ou dans le cadre permanent d’un hall d’exposition ? C’est donc un support de communication extrêmement adaptable. Et, pour cette raison, c’est un pilier de toute action marketing.

Cependant, comme pour tous les supports de communication, un bon kakemono, c’est-à-dire un kakemono qui retient l’attention des prospects et des clients est un kakemono réfléchi. Certes, grâce au bon choix de sa forme, mais aussi grâce à une conception réalisée dans les règles de l’art. C’est-à-dire qui tienne compte, notamment, des conditions de sa lisibilité.

C’est à ce prix que le kakemono peut remplir complètement sa fonction. Mais, fort heureusement, l’impression en ligne adossée, notamment, à un imprimeur professionnel permet de concevoir et de réaliser son kakemono dans les meilleures conditions et au meilleur prix. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *